Bouc & Moustache

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je les publierai dans les
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Bouc & Moustache, la trentaine, paumé, blessé, mais ni malheureux, ni victime, j'essaie de me remettre d'une belle claque sentimentale, contractée en janvier 2005...
Depuis, je cherche ma voie... elle est bien encombrée et la richesse des carrefours rend bien difficile la sortie de ce labyrinthe, de cette "
période de transition"... suivez le chemin à travers les billets roses : rencontres, plaisirs et désillusions...
Je n'avais pas idée de ce que j'allais découvrir.


Ca commence >ici<
Mercredi 18 janvier 2006


chic type ?


Un billet rose ?

Voici le 150 ème article de ce blog, le 74ème que je place dans les billets roses. Un calcul fort simple indique que la moitié des articles pubiés sont des billets roses, ce sont aussi les plus lus et les plus commentés... Alors, pour ce 150ème article je vais vous offrir un message que j'ai reçu cette semaine, par un lecteur qui s'est donné beaucoup de mal.

Démarche

Il a pris les billets roses et en a sorti de nombreux extraits... cela peut avoir l'air décousu, surtout pour ceux qui ont pris le blog en cours de route... il ne s'agit pourtant pas de raconter une histoire... mais de démontrer que je fais parti de la classe des chics types avec les conséquences que ça a... mais je ne vous en dit pas plus... c'est la chute de l'article... de ce mail... et avant d'y arriver, il faut tout lire, sinon, vous y perdrez en force démonstrative... mais je vous préviens... c'est long (ça, c'est pour ceux et celles qui trouvent que je fais des articles trop courts).

Sensations

Je dois avouer que lire tout ce condensé m'a ému... ou plutôt fait mal... et oui mes propres écrits me font mal... comme quoi de nombreuses cicatrices ne sont pas refermées... c'est aussi l'occasion d'un petit bilan pour moi et j'espère de votre part.


Le texte du message

"Bonjour cher B&M
Lis ce mail jusqu'au bout stp...
Il y a pas très longtemps j'ai découvert que je souffrais du syndrome du chic type grâce a livre "trop gentil pour être heureux". Peut-être as-tu déjà éprouvé cette sensation... Bref après avoir parcouru ton blog, j'ai retenu quelques-uns de tes propos...
J'ai rencontré plusieurs personnes qui comme nous souffent du même mal.

Je suis un peu caméléon

j'avais toujours eu besoin de ressentir des sentiments pour coucher avec une femme

Il/elle nous humilie et après, nous sommes assez bêtes (ou amoureux) pour faire la serpillère (c'est bien ce que j'avais fait cette nuit là)... dit autrement, humiliés, on arrivait encore à s'humilier tout seul... pas la meilleure façon de récupérer quelqu'un.

Ils y passent tous, je passe une bonne dizaine d'appels téléphoniques autour de moi pour dire à quel point je ne suis pas bien. Ce n'est pas dans mes habitudes, sans vouloir faire le chevalier blanc, j'ai plutôt l'habitude de résoudre les problèmes que de les poser. Et je me suis dit, pour une fois, je vais faire tomber l'armure et je vais laisser mes amis panser les plaies.

Catherine
Et oui, je craque vite et je la rappelle… qui ? Catherine pas Déborah ! Pour résumer, je passe la serpillière… lui explique, vainement, que les hommes s’accoutument des petits changements dans le couple et qu’au contraire il leur faut une grosse claque pour leur faire prendre conscience de ce qui est important… c’est ce qui m’était arrivé… et pour elle, j’étais prêt à beaucoup, arrêtez de trop me projeter, vivre davantage au présent, savoir faire des petites surprises, vivre tous les plaisirs mais les plus petits… blablabla… ce que j’ai largement mis en pratique depuis ;-)

J’envoie un mail a une de ses amies mais surtout je cherche ou plutôt je traque le numéro de sa meilleure - et probablement seule véritable – amie.

car je ne suis pas agressif, serein, je m’excuse, je lui dis que j’ai compris, et que je me contenterai d’une relation amicale… c’est que j’y croyais en plus !

Le soir elle me rappelle, je lui dis encore que j’ai compris :

- j’ai compris, je m’en tiens à ce que je t’ai dit dimanche, tu fais ce que tu veux, je t’ai parfois trouvé très silencieuse pendant cette discussion
- c’est parce que je pleurais, j’entendais ce que je voulais entendre
- […]
- Mais c’est trop tard
- […]
- Je suis heureuse que les choses soient clarifiées, en même temps je t’appelle alors que je ne devrais pas
- tu sais que tu n’as qu’à siffler pour que je vienne

On peut dire que j’avais comme une fenêtre sur sa dernière phrase… quoique ce n’était pas évident… j’ai décidé de ne pas pousser l’avantage… pourtant, je la connais, elle n’aurait jamais dit ses mots sans arrières pensées, elle est trop manipulatrice pour ça… avec le recul, c’était la seule explication, confortée par ce que j’ai appris plus tard – trop tard – elle venait de rompre avec son copain… ne cherchait-elle pas une épaule.
 
Loana
On discute beaucoup, la vie, les gens, les patrons, le référendum... et comme je suis un vrai curé... elle se confie... j'ai le droit à toute sa vie... des kilomètres de mails... son enfance, le père bourré, la mère folle... la DDASS... les centres d'accueil, la pauvreté, la volonté de s'en sortir.

Même si je m'étends beaucoup moins, elle est rapidement au courant de mon histoire avec Catherine... Si elle est séduite et ronge véritablement son frein... elle souhaite retarder le plus possible notre rencontre afin que je sois prêt.

La conclusion, c'est que je vais être dans des circonstances favorables pour tomber amoureux en septembre/octobre (ce qui n'est pas arrivé, et pourtant, je l'ai saisi ma chance...).

Loana > Tu me donnes le droit de tomber amoureuse
B&M (un peu surpris) > ça n'a rien à voir avec le droit, c'est une sensation, une envie, un ressenti... ça ne s'autorise pas...
Si je m'en sors par une pirouette, pour le coup, je trouve que cela arrive un peu trop vite...

Aramanthe
Arrive ce grand soir... Je ressens une pression à la mesure de sa crispation... Je prends mon temps, nous prenons le temps, Je ne peux entrer dans les détails mais je dois quand même vous donner un passage... Nous sommes dans le noir (quelle idée). Elle est tellement crispée que... rien ne rentre... Je cherche, doucement et là... il me semble que ça devient - difficilement - possible.
Elle me souffle doucement et tendrement à l'oreille : "B&M... ce n'est pas le bon trou".
Etant de bonne nature... nous éclaterons de rire... ce ne sera pas pour ce soir...

 Psy > Pourquoi ne pas lui avoir dit ce que vous ressentiez, vos blessures, vos déceptions ?
B&M > Je ne sais pas être méchant
Psy > mais ce n'est pas être méchant, c'est dire ce que vous ressentez.

 - On te sentait bien avec elle, enfin ce contact charnel dont tu avais besoin
- Là, sans peut être s'en rendre compte, elle se comporte comme une mante religieuse

« voici la partie pas facile qui vise à faire le point entre nous

1. de toute évidence, je ne suis pas à la hauteur de tes attentes en terme de couple
2. de toute évidence, tu n'es pas à la hauteur de mes attentes en terme d'amitié

Je ne suis pas en train de te dire que je ne veux plus de tes nouvelles en ce moment.
Je te dis que dans la mesure où tout couple semble impossible entre nous alors je ne veux plus jamais de tes nouvelles.
c'est rude mais certainement moins douloureux que si je devais développer.

je t'aime
adieu »

C'est Catherine qui a voulu la rupture, mais c'est moi qui ai dû assumer SON choix... le monde à l'envers... ça devait faire partie de la différence de maturité...
 
Je discute avec Annabelle, mon ex femme, qui me malmène, avec raison :
"Mais arrête de penser à ça, c'est fini, c'est fini ! Tu es un homme de qualité, repars de l'avant ! Reconstruis toi, arrête de courir après un fantôme, bouge toi bordel"..

Ca fait 11 jours que je n'ai pas de nouvelles de Catherine... un record mais c'est dur. Nous avons un quart d'heure avant de commencer... allez j'appelle... oui je sais c'est nul.
En résumé ça donne ça, son ton était très agressif :
B&M > Je sais qu'il faut que l'on passe à autre chose, mais ce n'est pas nécessaire que ce soit trop brutal... ce peut être progressif.
Catherine > C'est pas la peine, c'est fini, je passe à autre chose.
B&M > Mais tu es revenue, partager du temps, tes émotions... il se passait quelque chose
Catherine > C'est différent, j'avais un coup de blues, rien d'autre. B&M, nous ne sommes pas faits pour être ensemble... C'est l'essence même de notre couple qui ne fonctionnait pas... tu es trop altruiste... Je ne veux plus de tes nouvelles.

Cette fois... ne plus jamais rien espérer de Catherine... elle en a trop dit... si elle revient, ce que je ne pense pas alors qu'elle fera... je ne me ferais plus avoir... tournons la page... je commence par annuler cette carte virtuelle que j'avais prévu... il n'est que temps.

J'ai hésité sur le chemin du retour, rentrer chez moi ou chez mes parents (et non, il n'y a pas que les femmes qui potentiellement retournent chez leur mère).
Mais j'ai quand même du caractère et une fierté véritable, j'ai toujours tendance à aller de l'avant. Etrangement, c'est pour retrouver cette fierté que je vais devoir y renoncer un moment : accepter de l'aide, même, et surtout, provisoire.

je vais prendre le cocktail supposé efficace : médecin/psy... un cocktail qui va me suivre un peu plus de quatre mois... que je vais abandonner un peu trop tôt à leurs souhaits mais je veux toujours aller plus vite que les autres.

On discute, il m'ausculte et me dit que j'aurais du venir plus tôt, ma force de caractère m'a permis de tenir quatre mois mais c'est un mensonge que je me suis fait... antidépresseurs... je pensais que c'était pour les faibles, j'avais tort, c'est pour tout le monde... juste quand il y a besoin... mais j'ai quand même arrêté avant le minimum requis

je ne m’énerve jamais extérieurement, que ce soit en vie publique ou privée – je me contrôle… il n’y a que l’ordinateur qui a le droit à mes insultes

A ce moment, je dois vous dire que je suis dans un état de santé de plus en plus chancelant, de plus en plus fatigué, je dors mal. J’ai le moral dans un état bien pire, voire critique. Je prends de plein fouet le manque de Catherine…
 
elle a caché ses CD de M, car elle sait que je les écoutais avec Catherine. Charmante attention, je vois quand même celui d’Amélie Poulain que j’avais utilisé pour l’entrée dans l’église, pour mon mariage avec Annabelle… mais Sophie ne pouvait pas le deviner.

vous savez que si je fais bien des efforts pour me séparer de Catherine, elle reste là, je n’arrive pas à couper les liens que d’ailleurs elle participe à entretenir. Cette fois, après l’expérience de la veille, ce texto anodin alors que je venais de passer la journée avec Sophie, me fait réaliser que ça ne peut plus durer. Nous entretenons avec Catherine, une amitié factice qui ne mène nul part. Pire, elle m’handicape.

Ce lundi matin, je prends mon courage à deux mains. Je l’appelle au travail. Je lui dis que j’ai bien reçu son message.
B&M > Je l’ai reçu lors d’une rencontre avec une autre femme (Sophie) et il m’a beaucoup troublé
Catherine > Mais pourtant, j’ai toujours été clair avec toi, je n’envisage que de l’amitié, rien d’autre.
B&M > Rien n’est simple pour les sentiments. Je souffre de ton indifférence. Pour vraiment m’y retrouver, j’ai vraiment besoin d’une vraie rupture. J’avoue que je ne crois pas qu’une amitié entre nous soit possible finalement.
Catherine > Moi non plus.
B&M > Alors, il vaut mieux s’arrêter là… pour toujours… je t’ai beaucoup aimé… je t’aime
Catherine > … ok… si tu pouvais m’envoyer les fichiers pour le site Internet que tu as fait pour mon groupe de musique…

Ce n’est pas comme si j’étais resté inactif, j’ai partagé le lit avec trois personnes (Coralie, Nadège et Iris) depuis la rupture avec Catherine et suis sur le point, si tout se passe bien, de la faire avec une quatrième (Sophie). Mais mon cœur est toujours resté dans les mains de Catherine…
Pour un cartésien, c’est terrible, j’ai toujours pensé que l’on pouvait rester maître de soi, que ce n’était qu’une question de volonté, je comprends enfin le vrai sens de cette expression bien connue « la passion a ses raisons que la raison ignore »

Rentré chez moi, je rappelle donc Catherine. Une discussion étrange qui va durer plus de deux heures. Elle n'a pas apprécié que le matin je face usage du mot "indifférences" comme d'une arme à feu.

Je me suis donc expliqué, mes actes, les siens, nos attentes, notre implication de ce qui n'est désormais plus notre couple.
 
Je lui fais part des stratégies que j'avais établi pour tenter de la reconquérir - c'est long, ambitieux, compliqué et inutile... ça se terminait dans un voyage en Egypte - J'ai une grande imagination mais parfois au service de l'absurdité.

L'absurdité suivante est de parler pendant une heure et demi pour constater à quel point c'est fluide entre nous, à quel point il est facile de se retrouver, s'écouter... On parle sans se mentir, je lui confie mes blessures... Sur le moment mes qualités remontent mais comme me disait une charmante jeune femme au téléphone aujourd'hui (14 novembre). Ce n'est pas parce que l'on est attaché à quelqu'un, qu'on le respecte, que l'on connait ses actes... que l'amour est là... il peut partir... c'est comme ça... il n'y a pas de justice en amour, pas de justice en sentiments... la conclusion est donc là : c'est f-i-n-i ! Elle est ailleurs.
 
Le réveil est aussi rude que la discussion de la veille était doux... je reçois ce message internet :

" J'ai été finalement assez blessée de tout ce que tu as pu me dire hier car je pense avoir donné tout ce que j'avais dans notre relation.
Je vais essayer de me procurer le logiciel pour le site, comme ça tu n'auras plus à t'en occuper.
Je te tiens au courant seulement dans le cadre de XXX [NDLR, le nom de son groupe de Rock]."

Ma réponse

" Voici tout le nécessaire pour le site. pour le reste, je vais encore être désolé. je ne doute pas que tu ais tout donné et peut être même que tu en avais jamais fait autant avec un autre avant. c'est pas un concours, je crois avoir aussi beaucoup donné dans notre histoire, je n'ai pas toujours bien fait mais je crois avoir toujours été disponible, tendre, affectueux, aimant, attentif et généreux... et il m'en reste beaucoup, suffisamment pour ressentir encore beaucoup de choses pour toi et, comme je te l'ai dit hier après midi, assez pour pouvoir être à ton écoute si tu vivais des moments difficiles.
j'ai l'impression d'un immense gachis, mes amis réalisent aujourd'hui à quel point "je t'avais dans la peau". Notre cas est finalement proche de celui de XXX, son amour ne pouvait rien faire face à l'épreuve personnelle qu'a vécu sa belle.

Je pense qu'effectivement tu as besoin de te retrouver seule pour faire front à beaucoup de questions, ce doit être difficile tant tu as été habituée à être entourée. je comprends que dans ces circonstances je sois inutile et encore moins un soucis... je crois avoir compris que dans un moment pareil, il n'y a pas de place pour l'amour même si je te souhaite que cela revienne vite.

je reste sur certains mots que je t'ai dit hier, si je suis blessé et déçu, c'est de la situation et de ce rendez vous manqué, pas de tous les efforts que tu as fait pour moi et encore moins des transformations que je te dois... je suis largement différent aujourd'hui et je le dois d'abord à toi, tu es l'élément clef de ma vie. Si je souffre aujourd'hui de ça, c'est justement parce que tout cela a été si formidable.
j'espère que ces mots te rassureront quant à ce que j'ai voulu te dire hier soir, je ne voulais pas te blesser, juste un moment de vérité.

ma tendresse t'accompagne

Bouc & Moustache [NDLR : et non vous ne connaîtrez pas mon prénom]
qui t'aime toujours car tu reste une personne formidable
qui passe à autre chose aujourd'hui mais dont le coeur t'appartient

je n'ai pas toujours bien fait mais je crois avoir toujours été disponible, tendre, affectueux, aimant, attentif et généreux...

Bon, je suis un peu effaré en relisant ça... J'étais tellement honteux que j'ai failli ne pas publier ce message...
1. C'est super gnan gnan... quand le coeur souffre, il peut être d'une banalité...
2. Je ne lui dois pas grand chose mais ça je l'ai compris plus tard, je ne lui ai pas dit toute la vérité car je ne voulais pas la blesser... ce qu'elle ne s'est pas privé de faire.
3. Qu'est ce que je me sens mieux aujourd'hui au regard de mon état quand j'ai écrit cette lettre. Là je suis très proche du fond, sans le savoir... je ne sais pas que je vais couler encore un peu plus, ni que je vais pouvoir redécoller... car je vous promets bien d'autres aventures à raconter
4. A ce moment, je pensais avoir fait le ménage pour enfin passer à autre chose... quel naïf, on appelle ça aussi la méthode Coué.
5. Catherine, avec ses rappels incessants à son groupe Internet, m'aide à bien discerner les limites de sa personnalité

croyez vous que ce soit fini... peut elle changer, puis je être davantage ridicule, allons nous repousser les limites ? Vous ne le saurez pas dans le prochain billet, consacré à Iris, Sophie & Amaranthe...

un peu ou plutôt franchement touché par Catherine... j'étais un lion en cage... il me fallait une victime et c'est avec le plus grand tact, et surtout le plus grand secret, que j'envahissais Venise et Rome... attaque dont l'Italie ne pourrait jamais se remettre...
Me sentant un peu vilain et assez injuste j'appelle l'"italien" pour m'excuser... même si je ne compte pas retirer mes troupes. Là on dévie sur Catherine (puisque c'est mon explication... c'est lâche non ?).

Je confie à l'"italien" ma peine, mes espoirs perdus, ma paralysie malgré quelques aventures.
.. et là, c'est le drame... il me dit exactement tout ce qu'il m'arrive :
- tu n'éteins plus ton portable quand tu te couches, d'ailleurs, tu le laisses à proximité de toi
- tu penses tout le temps à elle même si tu essaies d'oublier
- le soir tu t'attends à ce qu'elle t'attende en bas de chez toi car enfin "elle aurait compris" à quel point tu es l'homme de sa vie...

B&M > ... c'est pas vrai... si, tout est vrai... une fois de plus... ce que je peux être naïf...

Sur son conseil... j'efface le numéro de portable de Catherine de mon téléphone... évidement, je le connais par coeur mais le temps de faire le numéro... je peux avoir repris le contrôle et ne pas aller au bout... l'effacer de mon portable... c'était l'effacer de ma vie... enfin je croyais... quelques larmes (oui je sais c'est chiant)

Oui, B&M, il est chiant, il va encore nous parler de Catherine... En fait... il voudrait éviter ce jour là de même y penser. Mais à force de refuser de penser à elle... elle est là toute la journée. Tellement d'ailleurs que je n'en ai pas dormi... j'ai du fermer les yeux péniblement deux heures.

Nous allons donc dans un resto, car moi la cuisine... Nous discutons d'elle, de moi, de Catherine, de nous... le risque est grand... mais je le prends, je n'avais pas envie de mentir.

Bon... pas très envie de m'étendre dans les détails... je vais finir par vous fatiguer... et je commence à me sentir étranger à toute cette histoire... mais pas encore tant que ça... mais puisque je raconte l'histoire de ma vie amoureuse, en tout cas cette période de transition... allons y.

.. et donc... je craque... je l'appelle... pas de réponse... c'est pas pathétique ? Le lendemain, je lui laisse un message pour qu'elle récupère quelques dernières affaires... pas de réponse.

bien plus gentleman que de partir me ballader seul avec sa copine, mon ex-femme à 22h. En relations internationales, ça s'appelle... normaliser les relations. Ca devait peser à KarateMan mais peut être pas beaucoup... ils n'avaient, heureusement, pas du tout besoin de mon assentiment.

Je raconte un peu mon histoire... je vis mal ma séparation, ainsi que ma bigamie potentielle Iris/Sophie. Ils sont un peu scotchés... en même temps qu'est ce que je vais raconter ça à mon ex femme...
Elle me dit qu'elle ne me reconnait pas... que je manque de respect aux femmes par ce biais... elle n'a pas tort, mais pas raison non plus. Et si je le vis mal, ce n'est pas un manque de respect... peut être de courage... enfin...

J'avais besoin de changer un petit peu l'appartement, en fait, plutôt de reprendre les travaux là où je les avais abandonnés trois ans plus tôt.
 
la coupure définitive avec Catherine est difficile...

Là vous allez vous dire que je suis un être bien bête ou bien faible quoique pourquoi pas les deux.
1. Je lui offre, ou plutôt à son cousin, un de mes jeux : Condotière... j'avais promis de lui prêter et je déteste ne pas tenir mes promesses... mais comme je ne suis pas appellé à le revoir... je donne. Catherine prend sans broncher ou presque... elle sait très bien recevoir les cadeaux.
2. J'avais cherché pendant deux mois un magnifique livre sur les "miroirs"... ce serait trop long à expliquer mais c'est un sujet particulier pour elle... sans aller chercher dans le narcissisme car pour le coup... ce serait hors sujet. Je l'avais trouvé chez l'éditeur :
B&M > Voici la cadeau que je t'avais réservé pour ton anniversaire mais comme c'est loin (septembre), je préfère te l'offrir tout de suite.
Catherine > Ca me touche beaucoup, le choix montre que tu es un homme attentif.

Mais, vous non plus, vous ne croyez pas qu'elle est venue récupérer des guirlandes et un moule à gâteau ! En fait, elle ne va pas bien... et devinez qui elle vient voir ? Et moi... je tombe dedans... Elle se plaint, elle doute de ses amis, elle se sent seule, elle se remet en cause, souffre... pourquoi ? La vérité est simple, elle n'a pas vraiment d'amis car on ne peut pas beaucoup compter sur elle... mais trop bon trop con... je n'aime pas la voir souffrir.
 Je finis par la prendre dans les bras, la rassurer, la caliner (la douceur de sa peau m'avait manqué), l'embrasser sur le front. Elle pleure contre moi...
Catherine > Ce ne devrait pas être à toi de me consoler, je suis désolée.

Il est temps qu'elle reparte, ele repart les bras chargés. Je me penche sur le balcon. Je la vois arriver à la voiture, mettre les affaires dans le coffre... elle lève la tête et me fait un énorme sourire et m'envoie un baiser... je suis faible, je suis ému. Je suis assez bête pour me dire qu'elle n'était pas obligée de venir, puisqu'elle avait récupérer auparavant ses données Internet. Je me sentais à nouveau considéré et reconnu... mais en fait... elle était d'abord venue pour elle !
Le soir, vers 1 heure, je reçois un texto : "je te remercie pour cet après midi, ce soir j'ai fait une très bonne répét, c'est grâce à toi, merci."

Dans ma naïveté, je me sens flatté pour son regain d'intérêt. Elle m'appelle lundi, mardi, mercredi et jeudi soir... Nous partageons à nouveau discussions, joies, musique... Nous discutons également de chacun de nous, de nos parcours depuis la rupture. Pour mes proches, à qui je n'ai pas parlé de ce soudain retour... il y a quelque chose de louche... je vais beaucoup mieux.
 
Je passe toute la matinée à préparer le pique nique.
A midi, je vais la chercher. Sa première remarque est pour ma voiture qu'elle trouve grande... et visiblement c'est important. Ma twingo étant partie dire bonjour à ses copines sur un parking un jour de verglas, j'avais du acheter en urgence une autre voiture, la bonne vieille Alpha 33, 15 ans, de Folamour, avec glaces électriques manuelles (autrement dit des vitres électriques qui ne marchent pas). Bon, ça me fait bizarre, la taille de la voiture m'importait peu, surtout si elle a 15 ans.

B&M > Mais si tu ne te sentais pas seule... tu m'appellerais ?
Catherine > Je prendrais des nouvelles

On s'appelle le lundi suivant. Il est évident que rester en contact ne menait nulle part... mon sens cartésien le savait depuis longtemps, mais ma passion et sans doute mon ego, dont j'ai appris à faire connaissance depuis la rupture, se sont fait bernés par ce retour de Catherine...
Nous décidons donc, une nouvelle fois, d'en rester là... la fin de la conversation étant :
Catherine > Je t'embrasse
B&M > Je t'aime

Elle affirme toujours ne pas vouloir me voir tant que je n’aurais pas admis définitivement que nous ne retournerons pas ensemble... hallucinant ! Elle veut le beurre et l'argent du beurre... Et pourquoi voudrais je de son amitié, elle qui ne sait pas ce qu'est donner.
Elle raconte qu’elle est bien, heureuse, qu’elle évolue, qu’elle accepte qu’elle soit conservatrice qu’elle cherche un homme qui soit entre son ex et moi... mais pourquoi, POURQUOI, elle me raconte ça... à moi...

Alors je lui demande pourquoi c'est moi qu'elle appelle. Elle dit que je suis celui qui la comprends le mieux... bah voyons...

Au final, j'ai du être encore trop gentil puisqu'elle raccroche contente et me remercie pour mon attention.
Je me donne le bon rôle, celui qui gère ça comme un prince, ce qu'il faut de fermeté, sans colère, nin excès... La vérité est moins belle... puisque quelques minutes suffisent pour aller vomir.
Ma psy me dira : vomir, c'est un bon signe, c'est rejeter ce que  l'on ne veut plus... Bon...

Vu la discussion, ça ressemble bien à un plan cul... mais ça, je ne sais pas faire

j'en garde vraiment l'idée qu'il faut que la femme soit vraiment partante pour que ce soit un plaisir vraiment partagé... ce qui était le cas. Maintenant que je l'ai vécu et que j'y ai eu plaisir, je peux tout à fait m'en passer, mais si quelqu'une demande...

Si mon père n'apprécie pas sa mise à l'écart, ce n'est donc pas par ego, mais par curiosité... mon père est une piplette. D'une façon ou d'une autre, c'est certainement de lui que je tiens ma part de féminité.

Vous me direz, il manque un élément : la fidélité ou la monogamie... on ne peut pas être parfait, mais dans tous les cas, je ne suis pas là pour faire du chiffre mais essayer de trouver, à nouveau, une compagne de route.



ça serait encore trop long de relever tous tes propos.
Voilà la postface du livre "trop gentil pour être heureux" :
Le chic type, c'est a priori l'homme idéal, celui qui fait tout bien : il est généreux, il est attentif aux autres, il évite les conflits, il ne porte pas de jugements, il veut faire plaisir, il recherche le consensus et l'approbation d'autrui - en particulier celle des femmes, qu'il sait merveilleusement bien écouter (sauf parfois la sienne) -, il est poli et affable, bref un véritable gentleman. En retour, il attend d'être heureux, aimé, compris, reconnu, et que la vie lui sourie parce qu'il le vaut bien. Mais en dépit des apparences, le chic type n'est pas un prince charmant. II est plein de défauts et ses attentes sont telles qu'il n'en retire souvent que frustration. Comme il ne sait pas se comporter différemment, il se protège derrière son armure de perfection et recommence sur le même registre tout en se sentant de plus en plus frustré. Malheureux, il finit par se considérer comme une victime et en vouloir aux autres. Puisque sa gentillesse ne paie pas, il devient méchant..


Convaincu?"

Vous en pensez quoi vous ?

Pour le coup, votre avis m'intéresse même s'il est évident que vous ne pouvez pas tout voir ou ressentir puisque vous ne me connaissez pas entièrement... De plus, l'article est tellement long que je doute que de nombreux courageux en soient venus à bout...

L'exercice peut être utile avant les billets roses que je vous prépare pour vendredi et lundi.
Publié dans : Billet rose : histoires de ma vie amoureuse
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Portrait chinois

 Si j'étais :

un animal ?...


Dans une discussion, une personne m’a dit qu’il préférait les chiens aux chats car c’est plus obéissant… je n’aime ni obéir ni être obéit… je serais un chat, il est beau, harmonieux, souple, majestueux mais aussi indépendant, chasseur, fainéant, hautain et… libre !

Si j'étais une couleur ?...

Le noir est indémodable... mais je me moque de la mode, alors je serais le vert, pas pour m’en vêtir, mais pour l’espoir, celui que le meilleur est encore à venir… surtout pour moi.

Si j'étais une qualité ?...

La passion, la générosité, la tendresse, l’affection, l’attention… pourquoi une seule qualité ? Je serais la curiosité… celle qui rend cultivé, intelligent et le regard porté sur l’humanité.

Si j'étais un défaut ?...

Oui, un seul c’est mieux… Je ne suis pas rancunier, au point que ce devienne un défaut, de même je ne suis pas jaloux… mais ces défauts, à leur extrémité ont causé ma perte… alors je serais le manque de confiance, à l’avoir trop donné… je n’en ai plus… pourrais je refaire confiance à une femme… une candidate pour me faire changer d’avis ? (Sinon, mon défaut est d’être évidemment en retard…)

Si j'étais une chanson ?...

Dur, avec Gainsbourg, Brassens et tous les autres… mais je serais Ondes Sensuelle de –M-

Si j'étais un livre ?...

Je serais les monologues du vagin… pour comprendre les femmes dans leur intimité.

Si j’étais un tableau ?

Je serais un Renoir

Si j’étais un poème ?

Je serais « Les Passantes » d’Antoine Pol, chanté par Brassens.

Si j'étais un crime ?...

Passionnel… ou justicier ? Peur de la luxure mais j’en suis loin… je serais… dépassé par les événements.

Si j'étais un phénomène naturel ?...

Transparent comme l’eau, léger comme l’air, je serais un souffle… car quand il atteint votre cou… on s’en souvient… (dans le gnan gnan mais après tout j’aime bien)

Si j'étais un adjectif ?...

Je serais tendre (trop certainement)

Si j'étais un film ?...

Je serais Amadeus… le plaisir à l’état pur (attention au bon, la brute et le truand… juste derrière)

Si j'étais un sport?...

Je serais en train de le regarder derrière la télé… mais comme j’ai pas de télé.

Si j'étais une boisson ?...

Je serais ta boisson préférée mais si je suis seul, ce sera un bon thé noir Mariage Frères.

Si j'étais un instrument de musique?...


Je serais une flûte traversière… cela aurait des vertus aphrodisiaques.

Si j'étais un pêché capital ?...

Je serais votre gourmandise (que c’est gnan-gnan mais que c’est bon d’être la gourmandise)

Si j’étais un fromage ?


Je serais celui du corbeau… tout le monde me voudrait.

Si j'étais un jour de la semaine ?...


Je serais celui qui tombe un jour férié

Si j’étais un journal ?…

Je serais le Canard Enchaîné, drôle, vrai, sincère et sans publicité… libre…

Si j’étais un tatouage ?…

Qu’importe le dessin, je serais sur les reins d’une femme.

Si j'étais une devise ?...


« Une femme pardonne parfois à celui qui force l’occasion, mais jamais à celui qui la manque» Talleyrand
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