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Bouc & Moustache, la trentaine, paumé, blessé, mais ni malheureux, ni victime, j'essaie de me remettre d'une belle claque sentimentale, contractée en janvier 2005...
Depuis, je cherche ma voie... elle est bien encombrée et la richesse des carrefours rend bien difficile la sortie de ce labyrinthe, de cette "
période de transition"... suivez le chemin à travers les billets roses : rencontres, plaisirs et désillusions...
Je n'avais pas idée de ce que j'allais découvrir.


Ca commence >ici<
Jeudi 15 janvier 2009
 



Travailler


Je ne suis pas censé être au travail, je n’y suis pas en même temps… mais je communique avec mon service sur les travaux en cours. Mon immobilisation, je voulais la passer à écrire des rapports sur l'état dudit service, sur ses outils et sur deux projets particuliers… alors j'ai bossé, réuni plein d'idées, de lectures, d'extrapolations… vraiment de quoi montrer ce dont je suis capable… mais j'ai du mal, pas dans la pensée mais dans l'envie… pourtant je dois…

Flâner

Alors je flâne, malheureusement pas dehors car je dois rester chez moi… je prends quelques bouquins que je feuillette, je regarde quelques extraits de films, le cœur des hommes 1&2, quelques Woody Allen, revisite quelques vieux friends… ça vieillit friends, surtout quand on visite les premiers épisodes… je me sens vieillir, je n'avance plus comme avant.
Alors, je réunis toutes mes notes sur un projet pro, je les installe dans le salon, puis flâne à nouveau… je range un peu… après tout, si je veux vendre cet apart, il va bien falloir qu'il soit plus présentable… c'est ainsi que je tombe sur de vieilles piles, bien vieilles piles de docs… Un côté fainéant peut-être, mais je crois que j'ai tendance, quand ça me prend, à ranger le haut de la pile… là je suis descendu dans des profondeurs archéologiques insoupçonnées.



Découvertes

Dans le désordre, je tombe sur
> une carte postale d'une lectrice qui finit par ses mots : "j'ai déjà envie de partir, j'angoisse à l'idée de revoir mon ex. J'ai envie de croquer la vie à deux, et de partager mon lit !!! Je t'embrasse".
> un vieux psychologies magazine de mai 2005 consacré au dossier "se séparer sans tout gâcher"... 2005, c'était la rupture avec Catherine, nous avons bien gâché et aujourd'hui, je m'en fous, ça me paraît loin.
> le script de Almost Famous que Lola avait laissé chez moi en 2006. Je ne l'ai jamais lu, je n'ai jamais vu le film… étranges sensations encore, l'impression de me rappeler des souvenirs, des sensations, un cœur qui battait à contre temps du sien… je ne savais pas à l'époque à quel point elle m'avait fait progresser. Elle était si jeune qu'elle a dû prendre en maturité à grande vitesse… tout comme Amaranthe dont j'ai eu quelques nouvelles depuis… là encore, je suis vieux, j'envie cette période de découvertes effrénées… j'apprends toujours aujourd'hui, beaucoup même… mais c'est différent, il n'y a plus cette douce naïveté qui rendait tout extraordinaire… où est passée ma fraîcheur ?
> un vieil annuaire qui remonte aux années fac et lycée… on en connaissait tous du monde à cette époque… là, que de personnes que je n'ai pas vues depuis des années… beaucoup de noms sur lesquels je suis incapable de fixer un visage.
> de vieilles photos de lycée, j'ai du mal à trouver les noms, c'est effroyable, je m'habillais mal, puis les photos d'un convoi en Roumanie… j'étais bien jeune, 20 ans, c'est si loin aujourd'hui.
> des photos de mon mariage… j'ai toujours un grand attachement pour cette femme, je le ressens au moment où je vois nos visages l'un à côté de l'autre, les regards chargés d'amour… oui un grand attachement et encore une certaine proximité entre nous… mais elle s'estompe, mes sentiments ne sont plus de l'amour depuis longtemps… et j'ai la conviction que nous nous verrons quelques fois cette année puis peut-être bien peu l'année suivante et dans quelques années plus du tout, elle aura sa vie, avec son homme, sa maison, ses enfants… ce qui nous unissait disparaît, y compris nos engagements passés.
> des brouillons de concours que j'avais gardés… en les reparcourant, je me trouve d'un coup brillant… brillant comme je ne le suis plus aujourd'hui, je change, je le suis autrement, je peine moins où je peinais, plus ailleurs…
> des BD de Plantu dont le rapport à l'actualité est tellement obsolète qu'elles ne m'arrachent plus de sourire

On a plusieurs vies dans une vie… c'est aussi le cas de ma belle… chacune d'elle fait ce que nous devenons, mais les pages se tournent, alors je jette, je jette beaucoup, des vieux projets sur lesquels je sais bien que je ne reviendrais plus… des écrits divers, des magazines qui avaient un sens et qui ne l'ont plus… j'ai tourné les pages.



Aujourd'hui

 


Aujourd'hui, ma vie a changé, changé depuis la rupture avec ma femme, j'ai perdu ma naïveté ; changé depuis la rupture avec Catherine, j'ai appris à devenir un homme ; changé professionnellement, j'écrivais quelques articles à gauche à droite, aujourd'hui je dirige une équipe, et ce n'est pas la première ; changé politiquement, j'y crois tellement moins depuis cinq ou six ans ; changé dans mes envies amoureuses, la séduction a cédé au besoin d'accomplissement... que de changements qui font ce que je suis, j'aime ce que je suis devenu, je progresse toujours, parfois je régresse aussi, parfois, j'oublie, parfois, certaines de mes qualités s'estompent... d’autres apparaissent, je change.
Tous ces souvenirs remués ont éveillé ma nostalgie, des douces expériences, des vies partagées… ce qui devient évident d'un coup… c'est que toutes ces histoires ont une fin… il n'est plus question de revenir dessus... c'est le fil naturel de la vie.


J'ai toujours été nostalgique et mélancolique… mais je crois que je gère ces sensations beaucoup mieux aujourd'hui… ce sera plus difficile dans quelques dizaines d'années.

En fait, c'est dangereux de rester chez soi en arrêt maladie…

 

Publié dans : billet orange : sensations du moment
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Lundi 15 décembre 2008




Vive les minorités agissantes !

Nous vivons dans un monde où les minorités agissantes sont souvent en mesure d'imposer leur point de vue à la majorité... mais je crois que ce monde a toujours existé. D'un point de vue politique, sociologique ou encore historique, c'est très intéressant. Pour autant, ce n'est pas toujours de l'usurpation... cette minorité peut être visionnaire, tout comme son activité supérieure peut correspondre à un intérêt davantage légitime.

Si je m'amusais à compter le nombre de fois où j'ai hurlé des slogans dans des manifestations... je peux dire que j'ai souvent fait partie de ces minorités agissantes (pour peu qu'elles soient, d'ailleurs, représentatives de majorités silencieuses)... Je n'ai pas toujours gagné... et puis parfois, j'ai même perdu face à des minorités agissantes.

Collatéral

C'est bien le cas aujourd'hui. Suite à quelque méchancetés qui se veulent bien pensantes ou simplement gratuites, j'ai pensé que ce blog me retirait plus de bonheur qu'il ne m'en procurait... et comme son existence n'est plus lié à aucune question d'orgueil me concernant... il est venu le moment de l'abandonner à la dérive, au milieu de la gigantesque vague Internet.

Remerciements

Je ressens bien sûr un petit pincement au coeur :

> Je sens un goût d'inachevé... et pourtant, je n'étais plus loin de la fin que je connais avec sérénité depuis quelques mois. Je comptais arriver définitivement au bout de cette quatrième et dernière saison vers mars, d'ailleurs, les 3/4 des billets roses sont déjà écrits... une douzaine de rencontres étaient encore à raconter, dont certaines particulièrement improbables... puis cette dernière rencontre de juillet, mettant fin à ces quelques années de douce perdition.

> C'est aussi la fin d'une aventure. Ce blog a largement contribué à une rencontre avec moi. En cela, je suis à la fois en retard et en avance... en tout cas, j'y ai gagné en maturité. Je savais que je vivais une période de ma vie très animée que j'ai d'ailleurs imaginé plus courte qu'elle ne l'a finalement été. Passé ce grand moment de narcissisme qui n'a jamais été qu'une part de moi, je peux à nouveau regarder devant afin de construire une vie différente.

> Si j'ai beaucoup grandi, c'est aussi grâce aux lecteurs dont certains m'ont apporté des visions ou des questions qui ont changé ma façon d'aborder la vie... je les remercie tous.

Merci

Publié dans : Billet rose : histoires de ma vie amoureuse
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Vendredi 12 décembre 2008




Vendredi 28 mars 2008

Petit resto

Boukette quitte le plus tôt possible une réunion avec des scolaires… le développement culturel dans ce milieu fait partie de ses missions. Après quelques dizaines de km, nous nous retrouvons dans un resto proche de chez moi. Ma première impression est d’être en terrain connu, étrangement à l’aise et heureux.
Je ne sais évidemment pas tellement à quoi m’attendre, mais il est certain que la légère appréhension que j’avais à la revoir s’est immédiatement dissipée. Je ne sais pourquoi ni comment, mais je ressens instinctivement de la tendresse pour elle alors qu’elle tient en elle une si grande désinvolture. Ce décalage m’étonne… comme à l’époque de notre première rencontre.

Situation

Elle semble avoir tourné des pages, avec celui qui m’avait remplacé notamment. C’est naturellement, même sans vraiment s’interroger sur la question que nous allons chez moi. Je me sens curieusement revivre en ses mains si connues… Si j’ai eu quelques pensées pour Amélie pendant la soirée, malgré mes propres préventions, j’arrivais enfin à m’abandonner quelques minutes à l’oubli, à l’envie, au désir.

Basculer ?

Pourquoi étais-je en confiance, je ne sais pas, Boukette a cette petite magie en elle, nous allons sur le canapé, elle a toujours aimé les canapés… et nous faisons l’amour.
Cette fois-ci fut à la fois la pire et la meilleure relation sexuelle que nous avons eue ensemble. La pire car ce fut trop rapide, moi qui ne jouis pourtant pas à chaque fois… c’est venu trop vite… et c’est certainement la seule occasion où elle n’a pas joui avec moi… pourtant, la sensation était si romantique, si tendre, si évidente… que ce fut à la fois un excellent moment… et un motif de crainte… il est des expériences que je sais ne pas vouloir revivre avec Boukette… et une personne que je veux oublier… si j’y arrive… est-ce vraiment commencer du bon pied ?

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Jeudi 11 décembre 2008



Jeudi 27 mars 2008,

Juste un verre ?

Nous regagnons le cinéma pour retrouver un lieu agréable pour siroter nos boissons non alcoolisées. Le contact s’établit assez vite… curieusement… ou si peu… nous confions très facilement une vue désabusée sur la vie. Puis, comme d’accoutumée… elle se livre bien plus que moi… il est parfois, ou souvent, si facile de faire parler une femme… et j’ai ce côté confesse si fluide.

Tout mais pas ça

Et là, je commence à défricher son parcours… et je crois qu’au-delà d’un faux côté désabusé mais d’un vrai profil de désespérée… je découvre qu’elle a rompu peu de temps avant avec son homme… père de sa fille de trois ans… et plus ça avance, plus ça ressemble à Amélie… en moins bien.

Et maintenant ?

Si je voulais me servir, y’a plus qu’à, c’est tellement facile… mais je ne veux pas… s’il y a bien une personne à qui je ne veux plus penser, c’est bien Amélie, ça me fait trop de mal… Cette nouvelle période de déraison commence bien mal.
Je ne sais pas bien pourquoi je cède à sa proposition de second rendez-vous… qui ne donnera finalement rien puisque je refuse alors d’aller plus loin pour les raisons les plus sincères et avouées…

Espérons que Boukette me réserve une meilleure surprise… un bien étrange pari quand je sais à quel point je m’étais fait du mal avec elle.

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Jeudi 11 décembre 2008



Jeudi 27 mars 2008,

Reparti ?

Je ne voulais pas laisser un vide dans ma vie… Je sais qu’il me fait du mal, surtout vu l’amour que je lui porte toujours. Aussi, si je suis bien conscient que c’est d’abord une forme de lâcheté et ensuite un mauvais placebo… je voulais oublier ma douleur… en allant vers d’autres femmes.

Inscription

Il n’était pas difficile de réactiver meetic. Ce fut le cas en quelques clics. Je passe quelques heures à parcourir le site dans tous les sens, à défaut de contacter qui que ce soit… ça, je n’en ai pas encore envie. Je recroise quelques visages familiers… à se demander s’ils n’avaient jamais quitté le site… ou si comme moi, l’aller-retour était de rigueur.
L’autre décision était de provoquer la rencontre avec Boukette. Je lui avais pardonné son attitude après le nouvel an… une sorte de bonne disposition pour l’année naissante. J’avais alors appris, que l’homme pour lequel elle m’avait plaqué… s’était révélé bien inférieur à moi… quoique… disons plutôt pas à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités chez Boukette… ma fois, c’est bien différent, il m’avait été bien supérieur en cela… moi… si je ne l’avais pas déçue… je n’avais fait naître aucun espoir… juste un peu de tendresse… Toujours est-il qu’elle venait me voir le lendemain.

Une fois ces jalons bien posés… je pouvais me détendre tranquillement au cinéma.

Silence : « Action »

En entrant dans la salle, je remarque tout de suite une charmante femme assise, seule, devant moi… et je vois qu’elle me voit et me sourit… mais je prends ma place dans une autre rangée… je n’ose pas… j’ai un rapport curieux avec ma timidité.
À la sortie du cinéma, nos regards se croisent à nouveau, nos lèvres se sourient… mais rien… je n’ose pas… Elle prend le chemin du parking, prends le temps de valider son ticket… mais je n’ose pas… elle se dirige vers le parking… entre dans l’ascenseur… j’ai trop attendu, la porte va se refermer.
Bouki > un verre ?
La porte se referme, l’ascenseur disparaît… j’attends, il remonte… elle descend… me sourit
Angela > un verre…

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Portrait Chinois

 Si j'étais :

un animal ?...


Dans une discussion, une personne m’a dit qu’il préférait les chiens aux chats car c’est plus obéissant… je n’aime ni obéir ni être obéit… je serais un chat, il est beau, harmonieux, souple, majestueux mais aussi indépendant, chasseur, fainéant, hautain et… libre !

Si j'étais une couleur ?...

Le noir est indémodable... mais je me moque de la mode, alors je serais le vert, pas pour m’en vêtir, mais pour l’espoir, celui que le meilleur est encore à venir… surtout pour moi.

Si j'étais une qualité ?...

La passion, la générosité, la tendresse, l’affection, l’attention… pourquoi une seule qualité ? Je serais la curiosité… celle qui rend cultivé, intelligent et le regard porté sur l’humanité.

Si j'étais un défaut ?...

Oui, un seul c’est mieux… Je ne suis pas rancunier, au point que ce devienne un défaut, de même je ne suis pas jaloux… mais ces défauts, à leur extrémité ont causé ma perte… alors je serais le manque de confiance, à l’avoir trop donné… je n’en ai plus… pourrais je refaire confiance à une femme… une candidate pour me faire changer d’avis ? (Sinon, mon défaut est d’être évidemment en retard…)

Si j'étais une chanson ?...

Dur, avec Gainsbourg, Brassens et tous les autres… mais je serais Ondes Sensuelle de –M-

Si j'étais un livre ?...

Je serais les monologues du vagin… pour comprendre les femmes dans leur intimité.

Si j’étais un tableau ?

Je serais un Renoir

Si j’étais un poème ?

Je serais « Les Passantes » d’Antoine Pol, chanté par Brassens.

Si j'étais un crime ?...

Passionnel… ou justicier ? Peur de la luxure mais j’en suis loin… je serais… dépassé par les événements.

Si j'étais un phénomène naturel ?...

Transparent comme l’eau, léger comme l’air, je serais un souffle… car quand il atteint votre cou… on s’en souvient… (dans le gnan gnan mais après tout j’aime bien)

Si j'étais un adjectif ?...

Je serais tendre (trop certainement)

Si j'étais un film ?...

Je serais Amadeus… le plaisir à l’état pur (attention au bon, la brute et le truand… juste derrière)

Si j'étais un sport?...

Je serais en train de le regarder derrière la télé… mais comme j’ai pas de télé.

Si j'étais une boisson ?...

Je serais ta boisson préférée mais si je suis seul, ce sera un bon thé noir Mariage Frères.

Si j'étais un instrument de musique?...


Je serais une flûte traversière… cela aurait des vertus aphrodisiaques.

Si j'étais un pêché capital ?...

Je serais votre gourmandise (que c’est gnan-gnan mais que c’est bon d’être la gourmandise)

Si j’étais un fromage ?


Je serais celui du corbeau… tout le monde me voudrait.

Si j'étais un jour de la semaine ?...


Je serais celui qui tombe un jour férié

Si j’étais un journal ?…

Je serais le Canard Enchaîné, drôle, vrai, sincère et sans publicité… libre…

Si j’étais un tatouage ?…

Qu’importe le dessin, je serais sur les reins d’une femme.

Si j'étais une devise ?...


« Une femme pardonne parfois à celui qui force l’occasion, mais jamais à celui qui la manque» Talleyrand
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